En ajoutant Spider-Man dans son univers, Marvel avait du pain sur la planche. Suite à la trilogie on ne pourrait bien plus cool de Sam Raimi ainsi qu’à l’ébauche également grandiloquente qu’inachevée de sony, manifestation de l’homme araignée dans le tonique Civil War sonnait comme un retour aux sources avec, néanmoins, un brin de nouveauté : une jeunesse facilement réincarnée par Tom Holland ainsi qu’un costume aux contours également précis qu’une toile d’araignée. Avec Homecoming, l’heure est venue de sonner le ( vrai ) grand retour d’un des héros les plus plébiscités de l’Amérique. NnMais voilà, ce Spider-Man peine à s’imposer comme un héros reconnu de tous et, principalement, aux yeux de Tony Stark, le big boss des Avengers qui, pour l’événement, incarne une est paternelle conforme à sa physionomie qu’on ne montre plus. En parallèle de ce nouveau défi, Peter Parker paraît à peine sorti de sa puberté, obnubilé par cette belle gosse qui lui file entre les doigts et rattrapé par la verité du lycée avec la présence d’un pote geek un peu trop envahissant. De quelle manière faire le tri, en somme ? La solution, Jon Watts la inclut et la formule avec un élan à mi-chemin entre le teenage movie et le film de super-héros : un compromis bénéficiable quand on voit combien l’écurie Marvel se perdait dans ses récits formatés et son une certaine verve bon public.

Un nouveau personnage dans le MCU MARVEL

Dans un blockbuster aux moyens colossaux, qui plus est lorsque l’on aborde du MCU, on s’attend à des valeurs sûres. Du moins c’est mon cas. En l’occurrence, les effets spéciaux me semblent être un point important de révolution. Or cela n’est pas extrêmement le cas. Ils ne sont pas non plus affreux ni indigestes, mais je m’attendais à bien mieux. Je vois le film assez mal vieillir de ce point de vue ici. Autre point de complication : le costume réalisé foncièrement en image de synthèse. ça m’avait déjà posé tracas dans Civil War, et ça reste dérangeant dans ce volet, sans que cela soit insupportable. Les effets graphiques sont aussi assez moyens durant les scènes de lutte, et notamment lors de la scène de l’avion, à la conclusion du film. J’ai trouvé les effets assez laids et la scène illisible. J’ai failli faire une crise d’épilepsie durant ce passage. C’est dommage car elle représente un des points culminants du film et j’estime que c’est loupé. A propos de scènes illisibles, un autre béaba dans un film de cette ampleur c’est de y arriver les scènes d’action. Et là…ce n’est pas fameux. Sans être ignobles, elles sont terriblement oubliables et peu lisibles, encore une fois. J’en attendais bien plus, principalement qu’un film comme les Gardiens 2 réussit très bien à réguler le aspect, ou Le soldat de l’Hiver, pour citer des videos plutôt du MCU.

Si les videos de Sam Raimi tiraient leur inspiration des comics de la saison Steve Ditko et John Romita ( et souffraient de s’en éloigner comme dans Spider-man 3 ) ce sont les Ultimate Spider-Man de Brian Michael Bendis et leur relecture contemporaine des premières aventures de Spider-man qui servent de substrat à Jon Watts et ses ( six ) scénaristes – même si une séquence du film est aussitôt inspirée par un des moments les plus célèbres de la saison Lee/ Ditko ( Amazing Spider-Man #33 ).

Spider-Man Homecoming

On y retrouve la même volonté de réinterprétation des nombreux vilains ( ici le Vautour bien sur ainsi que le Tinkerer et le Shocker ), certains composants comme une Tante May ( Marisa Tomei ) plus jeune ( et sexy ce qui sert de base à un des gags les plus drôle du film ) ou son meilleur ami Ned ( Jacob Batalon ) modelé sur le personnage de Ganke qui tient le même rôle auprès de Miles Morales le dernier Spider-Man, qui fera le sujet d’un film d’animation en 2018. Pour se définir des videos précédents et parce qu’ils savent que cette nouvelle série de videos mangeras certainement le temps de développer sur le temps les diverses facettes du personnage, Watts et ses scénaristes ont choisi de choisir de Homecoming une comédie d’action plutôt que de l’orienter en direction du drame comme le faisaient les videos de Sam Raimi et Marc Webb, l’un par la nécessité de choisir une synthèse des grands arcs du personnage l’autre, après une tentative de réviser les origines du héros dans le premier Amazing Spider-man, pour trouver l’esprit des videos de Raimi. On échappe ainsi pour la 1ère fois en 17 années, non simplement au spectre de l’oncle Ben ainsi que à l’attraction qu’exerçait l’intrigue des Osborns et de la mort de Gwen Stacy sur la franchise. De la même façon qu’il ramène Parker au collège développant un nouveau groupe de protagonistes, il sort Spider-man des canyons de verre de Manhattan pour le placer dans de nouveaux environnements : la banlieue new-yorkaise où les buildings pour tisser sa toile sont rares ( ce qui donne lieu à un gag très très utile ) mais aussi lui offre une excursion à Washington. L’inclusion du personnage dans le MCU facilite cette tache ouvrant d’autres perspectives de développement pour Spidey. Mais cette intégration de Spider-man dans le MCU sert non simplement le film mais enrichi l’univers, nous en donnant une vision du point de vue de l’homme de la rue. Il dévoile des chérubins qui grandissent dans un monde ou les super-héros existent, où la bataille de NYC de Avengers tel le onze septembre est un événement qu’ils étudient en raffinée et où Captain America est la vedette d’hilarantes vidéos pédagogiques. Les conséquences des événements d’Avengers donnent également sa motivation au méchant principal du film, un criminel en « col bleu », contremaître dont l’équipe fût écarté des campagnes de nettoyage. Michael Keaton lui apporte toute son intensité et sa rage contenue sans éliminer son humanité même quand il endosse son costume de Birdm. Vautour. La plupart des nombreux ennemi de Spider-man dans les comics sont des voleurs et des gangsters bénéficiant de gadgets, les armes récupérées sur le portail web de la bataille de new york justifient ainsi comment des armes également avancées ont pu atterrir dans les mains de minis criminels.

Nos reproches sur le film MArvel/ SOny

Evidemment, si l’on voulait être un peu tatillon, il y aurait plusieurs choses à reprocher à ce Spider-Man : Homecoming, notamment des protagonistes fréquemment assez clichés ( le sidekick obèse, l’étudiant imbu de lui-même qui n’arrête de pas de se moquer du héros, faible étudiant timide et sincèrement amoureux d’une fille qu’il juge trop belle pour lui, etc… ), une action pas souvent très insolite ( mais qui donne au film un classicisme plus qu’appréciable ) et plusieurs qualités scénaristiquesnn ( Spider-Man qui soulève les piles de bétons sous lesquelles il est écrasé ). Mais on s’amuse bien trop devant un film de super-héros qui parvient non simplement à se vouloir fun et décomplexé, mais principalement – et c’est peut-être ici le plus prodigieux – qui réussit à l’être, pour lui en tenir extrêmement détermination !